Mine de Siguiri : Dans le sillage de la richesse au prix de la dépravation (enquête)

Mine de Siguiri : Dans le sillage de la richesse au prix de la dépravation (enquête)

L’exploitation minière artisanale et industrielle occupe une place sérieuse dans l’économie de la région de Siguiri. C’est l’activité principale, en plus de l’agriculture. Elle se mène sur plusieurs sites dans les villages que regorge la préfecture et procure des revenus à plus de 200 000 personnes vivant principalement en milieu rural. Cette activité constituerait un moyen efficace de lutte contre la pauvreté. Toute fois, elle comporte d’énormes importunités notamment sur la santé humaine, celle de l’environnement et des ressources naturelles. Elle a également des conséquences au plan social… Enquête !
En Guinée, le volume d’or produit par les orpailleurs artisanaux dans l’année est estimé approximativement à plus de 15 tonnes, soit environ 3.750.000.000.000. Un montant qui échappe au contrôle des autorités centrales de l’économie nationale. Le nombre d’acteurs de ce sous secteur mal structuré se chiffre à plus de 200 000 personnes, hommes, femmes et enfants compris. Cette population d’orpailleurs est composée de plusieurs guinéens et d’un nombre important de gens de nationalités différentes. Les sites, difficiles à dénombrer, sont partagés sur la chaine allant de Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye. L’accroissement graduel et continu du cours du métal jaune (250. 000 Fg le gramme), attise la ruée vers les zones d’exploitation. Autrefois considéré comme une activité de substitution à l’agriculture, l’orpaillage est devenu une activité économique permanente pour les populations rurales, provoquant ainsi, un exode massif des bras valides au grand dam du secteur primaire.

Business et migration !
Les enquêtes menées dans la région de Siguiri sur fond de témoignages directs ont révélé l’intensité de la migration interne et transfrontalière. La grande majorité des orpailleurs, soit 90 % ne sont pas originaires de la communauté des sites d’orpaillage. Ils sont composés de 70% de guinéens venus d’autres préfectures et de 30% de personnes venus d’autres nationalités.
Certes, le Code Minier réglemente l’exploitation de l’or à petite échelle. Mais des insuffisances dans l’application et le non respect des orpailleurs favorisent une anarchie presque totale dans le monde aurifère du pays. A tout moment et en tout lieu, on rencontre des acheteurs clandestins et des Masters exportateurs, au détriment des comptoirs reconnus par la Banque Centrale de la République de Guinée.
Après un tour dans la majorité des 13 districts et notamment dans les sites aurifères- Silabadala, Tatakourou, Bembéta, Doko, Kolondala, Balato- un constat s’impose. Le business de l’or se tient bon. Du matin au soir, c’est la grande débrouille, à tout prix. Partout, on remarque des climats de négociation. Et dans la circulation, l’argent et l’or impressionnent les gens nouvellement venus. « Ici, c’est comme ça ! Le commerce est inéquitable. Les orpailleurs obtiennent des prix en dessous du marché puisqu’ils n’ont aucun élément de comparaison. Parfois le prix du gramme d’or accroit, le lendemain ça baisse. Ce sont les acheteurs qui contrôlent le cour du marché », déplore un mineur. Ces acheteurs clandestins ont leurs bureaux partout, il y’en a même qui se promènent avec leurs sacs d’argent et leurs matériels de mesure. Du coup, ils se font fréquemment braquer par des bandits. Il y’a aussi des délinquants qui les trompent avec du cuivre barbouillé dans une petite quantité d’or fondu. Comme pour dire qu’à Siguiri, la tradition selon laquelle un orpailleur ne doit pas se confondre à la malhonnêteté n’existe plus.
Quoiqu’il en soit, bien de gens s’en sorte à bon compte. En témoigne le train-train de vie des exploitants le nombre d’engin roulant dans la localité, notamment des motos.
Des méthodes d’exploitations précaires et risquées !
Les ouvriers mineurs exploitent toute forme d’occurrence rentable et techniquement accessible, donc relativement peu profonde. « Ils appliquent des méthodes d’extraction et de traitement rudimentaires et utilisent des outils très simples tels que pelles, pics, pioches, seaux, calebasses, pièces métalliques diverses, bouteilles de gaz sciées, etc… », témoigne Aboulaye yattara, ingénieur géologue. Les plus aisés ont des appareils qui détectent l’or à des profondeurs superficielles. « Nous passons la journée à balader l’appareil. Quand ça cri, on creuse la partie. Il nous arrive d’exploiter une importante quantité d’or, parfois ça signale tout simplement des papiers en aluminium comme des paquets de cigarette vide, enfouis dans la terre », explique Balla Condé. Ce qui explique parfaitement la faiblesse des moyens matériels. A l’exception de la motopompe de plus en plus prisée pour le dénoyage des puits, les postes mécanisés restent très limités (rares concasseurs, broyeurs, ou jigs fabriqués localement). L’intervention d’engins lourds pour le décapage du stérile est très exceptionnelle.
Ainsi, selon les spécialistes, les pertes en gisement se cumulent petit à petit, étape après étape pour devenir vite considérable. L’ingénieur estime la perte à 75 % du stock métal pour un gisement alluvionnaire et 90 % pour un gisement de type filonien. Ainsi, mentionne-t-il, pour une production artisanale de 3 tonnes d’or par an, les pertes induites par les méthodes traditionnelles pourraient s’élever à près de 10 tonnes. Il pense donc que certains sites peuvent se prêter à une reprise ultérieure plus rationnelle de l’exploitation.
trou orDans la plupart des cas, les mineurs exercent la technique qui consiste à foncer des puits verticaux qui sont habituellement implantés sur indication des Tombolomas. « Il se caractérise par un alignement presque parfait de petits puits circulaires verticaux foncés dans le stérile. La couche minéralisée est ensuite dépliée en profondeur et l’accès au filon s’effectue ensuite par un système de galeries latérales rayonnantes, parfois longues de plusieurs centaines de mètres. Il arrive que la terre s’affaisse pendant que des mineurs sont dans des fosses souterraines.
Organisations non officielles ficelées
Vu de l’externe, l’orpaillage ressemble à une activité inorganisée, voire anarchique. Or, la pratique se conforme aux formes organisationnelles des structures villageoises, communautaires et familiales. Elle repose sur un ensemble de prescriptions verbales coutumières acceptées de tous. Ainsi, l’’accès aux sites est accordé à tous, à condition de se soumettre aux règles en vigueur et la violation de ces règles est soumise à des sanctions. A Balato, à titre illustratif, les rapports sexuels, les vols sur les sites et le travail sur les sites les Lundis et vendredi sont prohibés.
En plus, l’orpaillage suit plusieurs formes d’organisations : organisation à familial qui suppose que lorsque l’exploitation est faite, les gains sont généralement détenus et gérés par le chef de famille ; l’organisation en groupe qui prévoit que la mine ou le puits d’extraction appartient à l’ensemble du groupe et la production est immédiatement partagée en fin de journée entre tous les sociétaires ; organisation associative apparue récemment, est souvent composée d’une dizaine d’orpailleurs venus d’un même village. Il y’a aussi des organisations sous forme de prestation de service. Et dans ce cas de figure, on a le propriétaire de la mine qui prend à sa charge tous les frais liés à l’exploitation du puits et à la fourniture de la nourriture aux mineurs et aux autres prestataires de service qui travaillent dans son puits et pour son compte, les mineurs ou puisatiers qui sont payés par le propriétaire de la mine sur la base d’un montant forfaitaire, en fonction de la production , les laveurs qui assurent la remontée du minerai du fond du puits, le transport vers le site de traitement, le broyage et le lavage. Dans la plupart des sites ce travail est généralement réalisé par les femmes qui sont rémunérées en nature sur la base d’une calebasse de minerai pour trois calebasses extraites.
Et pour bien coordonner, l’orpaillage traditionnel repose sur un ensemble de groupements socioéconomiques composé du propriétaire terrien (ou Dugutigui), le propriétaire du site (ou Damantigui) qui est l’autorité centrale des sites d’orpaillage. Il est choisi par tirage au sort parmi les notables et les propriétaires terriens et prend toutes les décisions concernant les travaux d’orpaillage à l’intérieur du territoire villageois. Il y ‘a aussi la police des mines (ou Tomboloma) qui est constituée par un groupe de jeunes du village, est chargée du maintien d’ordre et de l’observation de la réglementation traditionnelle, de l’arbitrage des litiges et des rapports avec l’administration publique. Le Tomboloma est choisi à l’unanimité pour sa connaissance des coutumes et de son intégrité. De par sa présence permanente sur le terrain, le Tomboloma représente l’autorité morale du Damantigui et à ce titre, il est le plus informé et le plus averti sur la vie des étrangers. Les ordonnateurs de sacrifices rituels prennent le relais de cette chaîne communautaire et assurent aux orpailleurs une protection spirituelle contre les mauvais esprits et les diables.
Les femmes au cœur des opérations
fem orSelon les données recueillies sur place, les femmes joue un rôle prépondérant dans l’organisation sociale des sites miniers et leur taux de participation dans l’artisanat minier est très considérable. Elles sont environ 40 à 50.000. Elles sont là, à tous les niveaux du circuit, depuis la remontée du minerai, son transport jusqu’au traitement. Voila pourquoi sur les sites de Kolondala et de Kourémalé, la gente féminine constitue plus de 90% des travailleurs engagés dans la remontée et le lavage des minerais aurifères. En plus, elles jouent également un rôle majeur dans des activités annexes, notamment la cuisine, le petit commerce et le ravitaillement des sites en nourriture et en eau.
Prostitution et mariage à durée déterminée
orproDans les villages et hameaux des zones aurifères de Siguiri, ce qui est plus facile à trouver, c’est bien une compagne ! Fabory kourouma est originaire de Macenta. Il a 30 ans. Depuis près d’un an, il vit maritalement avec Kadiatou, une dame plus âgée que lui de 10 ans, native de Dabola. Les deux se sont retrouvés sur le site aurifère de Doko. Depuis, ils sont ensemble et chacun joue sa partition. L’homme assure les dépenses journalières, la femme fait le ménage. Le matin elle fait son petit commerce pendant que Fabory se trouves dans les mines. Le soir, dans leur cabane de fortune, madame et monsieur sont dans l’intimité. « Ce n’est pas éternel ! Je suis marié chez moi, elle aussi. C’est donc une histoire qui doit finir, tôt où tard », précise Fabory. Comme lui, beaucoup d’homme sont versés dans ce genre d’aventure sans lendemain. « Ici, ce sont les femmes qui cherche l’homme. Il suffit que ce dernier mette son avoir à sa disposition. Soit elle devient régulière chez lui, ou elle déménage chez lui », reconnait un jeunes garçon.
En clair, l’exploitation artisanale de l’or, au plan social, entraîne la dépravation des mœurs sur les sites. Ce qui peut faire accroître le taux des maladies sexuellement transmissibles.
Les mines et le trafic d’enfants
or enfanSelon les témoignages, les 70% des enfants rencontrés ne sont pas originaires des sites. Ils sont venus d’autres localités. Ils soutiennent en majorité être venus accompagnés des parents. Une deuxième catégorie est composée de gamins venus seuls et une troisième regorge des petits venus avec un groupe d’enfants. Selon les constats, les enfants travaillent dans toute la chaîne de l’orpaillage notamment dans le forage des puits, l’extraction des minerais en profondeur, l’exhaure, le transport, le concassage, le pilage, le tamisage, le traitement et le transport d’eau et le lavage de minerais. D’autres s’occupent dans la restauration. Ils sont très souvent victimes d’accidents de travail. Oumar Diallo, 13 ans, affirme avoir été témoin de plusieurs accidents de travail. A coté de lui, Mohamed Diawara son ainé de 2 ans, déclare avoir été lui‐même victime lors d’un concassage. « J’ai aussi frôlé la mort pendant une séance de pilage », rappelle Antoine, âgé de 15 ans.
Les conditions sociales des gosses sont des plus empestés. Les infrastructures sociales de base comme l’école et le dispensaire sont rares dans la plupart des sites. Plus de la moitié des enfants autochtones, selon eux-mêmes, n’ont pas la liberté de se soustraire des travaux d’orpaillage, les parents étant assoiffés du gain journalier. La réalité est tout à fait contraire chez certain gamins non originaires des lieux. Eux, ils peuvent librement rejoindre la maison quand ils souhaitent. Un responsable du département des affaires sociale croit à l’existence d’une main d’œuvre enfantine travaillant contre son gré et éventuellement fruit d’un trafic.
Environnement en danger
or enviFaute d’encadrement, selon les spécialistes, l’orpaillage artisanal a favorisé une destruction méthodique de l’environnement. Les zones d’exploitation sont complètement déboisées. Les centaines de milliers de puits creusés par les orpailleurs sont abandonnés en l’état. Cela conduit à une destruction anarchique du sol et de la végétation, par des ravinements et un processus d’érosion intensif. Ce déséquilibre provoque un sur-alluvionnement des vallées et leur asphyxie plus ou moins profonde. Les effets convergents de ces différents processus, causent de graves perturbations dans le drainage naturel des cours d’eau. Ces dégâts sont quasiment irréversibles et peuvent devenir catastrophiques à l’échelle de plusieurs générations. Malgré ce spectre redoutable pour l’environnement et l’écologie, la fièvre de l’or monte. Pour en trouver plus, de nouvelles techniques naissent et l’emploi de produits chimiques plus puissant et hautement toxiques, est fréquent dans les exploitations. Ces méthodes sont employées de façon très discrète dans notre pays. Elles compromettent dangereusement la qualité des eaux et du sol guinéen.
Une enquête de Gilles Mory Condé
envoyé spécial
, In fax de guinée

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2018-01-18

Il nous a été donné de constater la recrudescence de nombreuses attaques ciblant les particuliers mais aussi les entreprises et les administrations. Elles visent à obtenir des informations personnelles afin de les exploiter pour arnaquer, portant préjudices aux internautes. Internet est un espace de liberté où chacun peut communiquer et s'épanouir. Les droits de tous doivent y être respectés, pour que la « toile » reste un espace d'échanges et de respect. Pour remédier à ces pratiques malsaines, l??Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) et la Brigade d??enquêtes sur les fraudes aux technologies de l??information (BEFTI) créés par les pouvoirs publics sont à la disposition des populations victimes de toutes les formes de criminalité sur internet. Une vaste campagne d??arrestation des escrocs est initiée par les services compétents au début de cette nouvelle année afin que les victimes soient remboursées. Alors nous exhortons toutes les victimes de différentes sortes d??arnaque qui ont des preuves probantes à nous contacter pour déposer plainte. Une seule adresse pour signaler que vous êtes victimes d??une arnaque. ADRESSE MAIL : oclcticbefti@cyberservices.com

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2018-01-18

Bonjour ou bonsoir cela dépend de l??heure à laquelle vous me lisez, je me nomme Mireille BALLESTRAZZI d??obédience catholique née le 26 Octobre 1958 d'origine Française. Je vous contacte sur ce forum parce que je désire faire une chose très importante. Cela vous semblera un peu suspect parce que vous ne me connaissez pas et que je ne vous connais pas. Je souffre d'un cancer du cerveau qui est à une phase terminale, mon Docteur vient de m'informer que mes jours sont désormais comptés à cause de mon état de santé grabataire. Les analyses et scanners ont révélés une sorte de boule qui se trouve actuellement dans ma cage cérébrale. C??est un mal que je traine depuis plus de 4 ans. Je suis veuve et je n'ai pas eu d'enfant. Je prévois faire une donation de tous mes biens. J'ai vendu déjà tous ces biens ainsi la compagnie d'exportation de bois basée en Afrique précisément au Gabon que j??ai hérité de mon mari après son décès. Suite une longue réflexion j??ai donc décidé de mettre cet argent à la disposition des associations distinctes, des centres d'aides aux orphelins et des enfants de la rue. Je veux être utile à quelque chose avant de mourir. Que toute personne de bonne moralité et ayant la crainte de Dieu et désireuse de m??aider à réaliser ce projet me contacte à mon adresse mail. Je dispose actuellement sur un compte OFFSHORE une somme de 1.350.000,00 ? que je mettrai à la disposition de cette personne sans rien demandé en échange afin que cette dernière puisse réaliser le rêve de ma vie. Je souffre énormément et j'ai très peur, je n'arrive pas à dormir la nuit comme le jour puisque je ne veux pas mourir sans avoir aidé les enfants que j??ai tant voulu avoir dans ma vie. Veuillez bien vouloir me contacter directement dès que possible e à mon courrier électronique qui est ballestrazzi_mireille@yahoo.com puisque c'est ce courrier électronique que je consulte en général. Que la Paix et la miséricorde de Dieu soient avec vous. Aidez-moi et vous serez comblés Mme Mireille BALLESTRAZZI courrier électronique : ballestrazzi_mireille@yahoo.com

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2018-01-18

Chers victimes de différentes sortes d??arnaque, La lutte contre la cybercriminalité constitue un enjeu juridique et économique considérable pour la République Française. Le développement des nouvelles technologies et la révolution numérique n??ont fait qu??accentuer ce risque auquel les paisibles citoyens sont désormais confrontés. Le montant des préjudices causés par ces différentes sortes d??arnaque a explosé ces dernières années et proviennent de l??Afrique en général. Nous avons constaté que les potentielles victimes de cette délinquance sont pour la plus part les internautes et les entreprises. Dès lors, une seule politique globale de cyber sécurité permettrait de sensibiliser les victimes au phénomène de cybercriminalité et d??y apporter une réponse non seulement technique mais également juridique. La Direction Centrale de la Police Judiciaires (DCPJ) dispose désormais de la Brigade Centrale de Répression de la cybercriminalité Informatique (BCRCI) pour les enquêtes à caractère national ou international. Pour être plus efficace une base a été installé en Afrique pour accélérer les enquêtes et dénicher les nids de ces hors la loi et leur appliqué la dernière rigueur de la loi afin les victimes soient remboursées. La (BCRCI) invite toutes les victimes détenant des preuves à venir porter plainte afin que justice soit rendue Adresse mail : bcrci@email.com / bcrci@francemel.fr / bcrci@hotmail.com

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2018-01-17

AVIS TRES IMPORTANT AUX PERSONNES VICTIMES D??ARNAQUE SUR INTERNET Vu les nombreuses plaintes sur les forums et témoignages des victimes d'arnaques, nous constatons que ces derniers temps, il y a des victimes tous les jours et nous sommes sûr que d??autres se font avoir et ne disent rien par honte. Il faut absolument que toutes les victimes d??arnaques sur internet portent plainte. En ligne, cela ne prend que 5 minutes et la confirmation de la police Interpol n??est pas compliquée.IL FAUT LE FAIRE? E-mail : servicepolice_interpol@hotmail.com Bien sûre nous seront à l??écoute pour des solutions adéquates. Bon courage.

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