Severin Kourouma, Secrétaire général du ministère délégué des Guinéens de l’étranger:« Nous travaillons pour protéger les Guinéens de l’étranger et leurs intérêts »

Severin Kourouma, Secrétaire général du ministère délégué des Guinéens de l’étranger:« Nous travaillons pour protéger les Guinéens de l’étranger et leurs intérêts »

Autant que les Guinéens résidant au pays, le sort des compatriotes vivant loin de la terre de leurs ancêtres intéresse à plus d’un titre les autorités au plus haut niveau de la Guinée. En témoigne la mise ne place d’un département en charge des Guinéens de l’étranger pour une gestion cohérence et efficience de leur situation et, au-delà, de leurs biens pour leur participation accrue à l’édification d’une Guinée émergente. Pour en savoir plus par rapport aux problèmes que certains d’entre eux endurent aussi bien en Angola qu’un peu partout à travers le monde, nous avons rencontré le secrétaire général du ministère délégué des Guinéens de l’étranger, M. Severin Kourouma, qui, dans cet entretien, a mis un accent sur le combat au quotidien mené par son département pour protéger nos compatriotes vivant à l’étranger ainsi que leurs intérêts…
Fax de Guinée : Quel état des lieux peut-on faire de la vie de nos compatriotes vivant en Afrique, en Europe, en Amérique et un peu partout à travers le monde ?
Severin Kourouma : Avant de faire de l’état des lieux, je vous voudrais attirer votre attention sur le fait que le département en charge des Guinéens de l’étranger a été créé suivant le décret N°02/062/ du 2 mars 2011 signé du Président de la république, Pr Alpha Condé. La mission essentielle de ce département est la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de gestion de la diaspora guinéenne. En nous fondant sur cette base, nous nous sommes fixés des objectifs qui consistent à assurer une meilleure interface entre les Guinéens de l’étranger et le gouvernement, la défense des intérêts de ces derniers à l’étranger, comme en Guinée et suivre les travaux de recensement des Guinéens de l’étranger. Il faut dire qu’avant l’équipe dirigeante actuelle du département, des opérations de recensement avaient été initiées et exécutées au niveau de certains pays amis où des diplomates guinéens sont accrédités. Nous avons estimé qu’il faut poursuivre ces travaux pour faire l’état des lieux de la situation de nos compatriotes vivant à l’étranger. Dans la même logique, nous voudrions faire une situation réelle et claire. En attendant, les statistiques les plus fantaisistes font état d’un million cinq cent mille Guinéens vivant à l’étranger, de deux millions et demi ou encore de cinq millions… difficile de s’en tenir à un chiffre. C’est la raison pour laquelle nous voulons nous rendre sur le terrain où nous saurons déterminer le nombre exact de Guinéens vivant à l’étranger, tout en nous faisant une religion sur les occupations des uns et des autres. Ce recensement va nous permettre de catégoriser les Guinées selon leurs professions, leur âge ou leur sexe. La finalité, c’est de remobiliser nos compatriotes vivant a l’étranger afin qu’ils puissent effectivement participer à l’effort de développement de notre pays,. A juste titre nous travaillons pour la mise en place d’un programme de drainage des dépenses des Guinéens de l’étranger. Un système rationnel devant leur faciliter le transfert rapide de leur gain vers la Guinée. Il faut dire que cette opération aura un double avantage, d’abord pour la Guinée qui va bénéficier des devises, mais aussi pour les intéressés eux-mêmes dont le coût de transfert va diminuer considérablement. A partir de là, il sera possible de déterminer avec précision la quantité de devises provenant des transferts de nos compatriotes vivant à l’étranger. En fait, toute cette synergie permettra de mettre en place un système devant faciliter les transactions financières en euro, en dollar, en franc CFA ou autres… en collaboration avec les banques de la place. En marge de tout ce combat, nous nous attèlerons à l’application de tous les accords ratifiés par la Guinée. Ce sont des documents qui méritent une lecture correcte pour un suivi efficace parce qu’engageant la Guinée.
Etes vous en contact avec les Guinéens de l’étranger et comment?
Pour rester en contact permanent avec nos compatriotes vivant à l’étranger, nous avons créé un site web qui se trouve être celui du département délégué des Guinéens de l’étranger. Il s’agit de : www.guineensdeletranger.org
A défaut, à tout moment, ils sont libres de prendre attache avec nos représentations diplomatiques à l’étranger où les ambassades attirent régulièrement notre attention sur les situations des compatriotes vivant à l’étranger, notamment sur les cas de ceux qui sont en conflit avec la loi. Même s’il est vrai qu’à ce niveau certains problèmes subsistent encore.
Que faites-vous pour rendre la communication avec les Guinéens de l’étranger plus fiable ?
C’est ce procédé que nous essayons de développer. La nécessité d’une communication efficace s’impose entre les Guinéens de l’étranger et le département en charge de la gestion de la diaspora. Un service de communication qui sera équipé ultérieurement a été créé. Pour le rendre opérationnel, des moyens suffisant seront mis à sa disposition. Aussi, nous envisageons la création d’un magazine qui se chargera de publier les informations à destination de nos compatriotes vivant à l étranger et qui parlera de leur vie.
Pour davantage comprendre leur situation, nous comptons organiser le forum des Guinéens de l’étranger à Conakry. Cette rencontre ne saurait déboucher sur un succès sans qu’à priori le Conseil des Guinéens de l’étranger et ses filiales soient installées dans nos ambassades et dans nos consuls. Ce sont les représentants de ce Conseil qui viendront élire leur président à Conakry. Il sera un organe consultatif qui fera office d’interface avec notre département.
Certains de nos compatriotes seraient en difficulté en Angola. Votre département s’est-il intéressé à ce problème ?
Bien sûr que oui. Notre département a pour vocation de gérer la situation des Guinéens de l’étranger, que ce soit en Angola, au Congo, en France, aux Etats Unis ou ailleurs… quand un Guinéen a un problème, nous sommes obligé de nous y intéresser afin de le comprendre mieux avant d’attirer l’attention du gouvernement qui, en dernier ressort, va envisager des solutions appropriées. C’est le lieu et le moment pour moi de remercier l’ambassadeur de la République de Guinée en Angola qui a toujours attirer notre attention sur la situation de nos compatriotes vivant dans ce pays frère. Il est vrai que les départs massifs ne sont pas contrôlés. Selon les informations en provenance d’Angola, il y a de nos compatriotes qui meurent en cours de route. Alors que d’autres sont obligés de vivre constamment en cachette. En fait, tout se passe comme si les premiers compatriotes qui sont allés en aventure en Angola ont été bien traités par leurs hôtes. Mais, les dernières vagues de Guinéens qui sont arrivés y vivent pour la plupart dans la clandestinité. C’est une situation inacceptable, même chez nous, en Guinée. La moindre des choses qu’un étranger doit faire dans un pays d’accueil, est de se mettre en règle, au risque d’être en conflit avec la loi. Bref, il faut que nos compatriotes se mettent en règle avec les lois des pays dans lesquels ils résident. En tout cas les Guinéens qui sont en règle en Angola vivent mieux et n’ont pas de problèmes. Au contraire, ceux qui ne sont pas en règle sont dans des situations absolument précaires et nous sommes régulièrement saisis par notre ambassadeur pour leur cas. C’est en quelque sorte cela la situation de nos compatriotes vivant en Angola.
Qu’en est-il de la situation de nos compatriotes dans la Méditerranée ?
Il est vrai que comme tout le monde nous suivons la radio et la télévision. C’est un sujet qui fait la une. Partout dans le monde les media passent en boucle ces traversées malheureuses. En fait, le cas des clandestins, c’est comme quand vous avez un frère, un cousin ou un neveu… qui a un projet de voyage qu’il garde jalousement à son seul niveau. En tout cas, le secret reste confiné à un niveau très restreint. Un beau jour vous entendez qu’il a effectué un déplacement sur quelque part au Liberia, en Sierra Leone, en Cote d’Ivoire… en tout cas quelque part dans la sous région. Et puis plus tard vous apprenez qu’il est en train de tirer le diable par queue aux Etats Unis ou dans une capitale européenne, dans une situation de conflit avec les lois de ces pays là. S’il ne s’est pas entretemps noyé dans la Méditerranée. Alors qu’il aurait pu être utile à sa famille, à son village et même à son pays, s’il avait accepté de rester en place. C’est un drame humain auquel il va falloir mettre un terme définitif.
Quelles sont les dispositions prises par votre département pour mettre les Guinéens de l’étranger en règle ?
C’est de cela je parlais tantôt. Evidemment, c’est un problème de budget, nous sommes en train de nous organiser pour mettre en place le conseil des Guinéens de l’étranger. Mais avant, dans certaines grandes écoles de la capitale, nous avons initié une série de conférences sur l’immigration clandestine et ses implications pour la jeunesse guinéenne. Nous partons avec les moyens de bord, pour attirer leur attention sur le danger qu’ils courent en s’embraquant dans des pirogues de fortune pour la traversée de la Méditerranée. C’est une sorte de campagne de sensibilisation à l’échelle nationale.
Cette série de conférences lancée à Koffi Annan va se poursuivre dans les cinq communes de la capitale où nous comptons réunir les élèves, les étudiants et même certains parents pour leur expliquer les difficultés liées à l’immigration clandestine. La campagne va s’étendre sur le pays profond pour atteindre certaines préfectures où les départs sont massifs. Il est de notre devoir d’aller sensibiliser les jeunes sur le danger qu’ils courent, le plus souvent en complicité avec les parents dont certains vendent carrément leurs maisons pour permettre à leurs enfants de faire ce saut dans l’inconnu. Pour qu’en contrepartie, à partir de cet eldorado, ces derniers puissent leur apporter tout le paradis. Alors que le plus souvent c’est tout à fait le contraire qui se produit. Ce n’est pas de la réalité. La vie, c’est chez nous ici et non ailleurs. Il faut qu’on se donne les mains pour développer notre pays. Ce n’est pas en allant chez les autres, dans l’espoir d’y ramasser de la fortune, que nous allons pouvoir développer notre pays.
Par ailleurs, nos compatriotes installés à l’étranger, ayant une situation sociale plus ou mois stable, doivent penser à apporter leur contribution au développement du pays. Ils doivent s’organiser pour venir en aide a la Guinée. Pour tout cela il faut naturellement une certaine ouverture pour une communication efficace entre le département et les Guinéens vivant à l’étranger.
Un dernier message ?
Je me dois de remercier les journalistes que vous êtes pour tout le travail que vous faites pour attirer l’attention des Guinéens sur la vie de nos compatriotes vivant à l’étranger et sur le drame qui se déroule à la Méditerranée. Il est vrai que nous ne sommes pas contre le fait que les Guinéens quittent le pays, mais avant, faut-il qu’ils se munissent à priori de tous les papiers nécessaires pour un voyage régulier avant de se déplacer. Et une fois à l’étranger, qu’ils respectent les lois du pays d’accueil. Enfin, nous voudrions rappeler aux compatriotes vivant à l’étranger que la Guinée est avant tout la leur et qu’ils ont leur brique à placer pour l’édification d’une nation émergente.
Propos recueillis par Kerfalla KOUROUMA,

0 COMMENTAIRES

Laisser un Commentaire

Votre email ne sera pas publie sur le site. Les champs obligatoires sont signales par un *

Derniers commentaires

2018-04-24

Les infractions et crimes commis via Internet sont légion. Pour juguler cette cybercriminalité, une coopération internationale et la mobilisation de tous les acteurs sont requises. Les technologies de l'information et de la communication sont les moyens par lesquels les individus mal intentionnés utilisent pour arnaquer les citoyens. Dans le but de lutter activement contre la cybercriminalité, un Centre Européen de Lutte Contre la Cybercriminalité est mis en place par l??Union Européenne. La création de ce centre fait partie des mesures mises en place pour protéger les citoyens contre la criminalité à travers le réseau internet. Ses missions portent notamment sur les différents types de cybercriminalité à savoir escroqueries, fraudes, extorsions, abus, espionnages, arnaques aux sentiments, conflits et harcèlements. Ce centre inauguré depuis le 11 janvier 2013, situé dans les locaux d'Europol (office européen de police), à La Haye aux Pays-Bas a fait des prouesses considérables. En Décembre 2017 plus de 4 millions de personnes parmi ceux qui ont portées plaintes avec des preuves probantes et qui ont collaborées avec les éléments des brigades à l??arrestation des auteurs de ces crimes ont été remboursées et dédommagées, alors nous exhortons tous ceux qui se sont faits arnaqués via internet et qui détiennent des preuves à bien vouloir porter plainte aux adresses suivantes pour l??éradication de ce fléau. Adresses mails : brigade_signal_arnaque@outlook.fr / brigade_signal_arnaque@europamel.net

Lire
2018-04-23

Les infractions et crimes commis via Internet sont légion. Pour juguler cette cybercriminalité, une coopération internationale et la mobilisation de tous les acteurs sont requises. Les technologies de l'information et de la communication sont les moyens par lesquels les individus mal intentionnés utilisent pour arnaquer les citoyens. Dans le but de lutter activement contre la cybercriminalité, un Centre Européen de Lutte Contre la Cybercriminalité est mis en place par l??Union Européenne. La création de ce centre fait partie des mesures mises en place pour protéger les citoyens contre la criminalité à travers le réseau internet. Ses missions portent notamment sur les différents types de cybercriminalité à savoir escroqueries, fraudes, extorsions, abus, espionnages, arnaques aux sentiments, conflits et harcèlements. Ce centre inauguré depuis le 11 janvier 2013, situé dans les locaux d'Europol (office européen de police), à La Haye aux Pays-Bas a fait des prouesses considérables. En Décembre 2017 plus de 4 millions de personnes parmi ceux qui ont portées plaintes avec des preuves probantes et qui ont collaborées avec les éléments des brigades à l??arrestation des auteurs de ces crimes ont été remboursées et dédommagées, alors nous exhortons tous ceux qui se sont faits arnaqués via internet et qui détiennent des preuves à bien vouloir porter plainte aux adresses suivantes pour l??éradication de ce fléau. Adresses mails : brigade_signal_arnaque@outlook.fr / brigade_signal_arnaque@europamel.net

Lire
2018-04-02

A votre attention aide aux personnes victimes d'arnaques sur internet Je m'appelle Corinne Lézard j'ai été victime d'une grosse fraude financière par l'intermédiaire de Western union Money gram par un Africain me soit disant français. Les sommes d'argent ont été versées à Zoumanou François , par l'intermédiaire d'une personne rencontrée sur Meetic , sous le nom de Hervé Leclerc. J'ai appelé le service de fraude de Western Union , Money gram, et voici les numéro de dossier de fraude 15979678 et 15979750.De même, un certain M. Charles pétrolier avec le numéro de compte suivant: FR76 1055 6185 6500 0632 1750 327. Mais ce virement à été interdit à l'entrée.Cependant,je suis allé à la gendarmerie de ma ville a cannes , qui m'a donné un Rendez vous pour dans 15 jours et qui veut saisir mon tél portable et ma tablette pour 2 à 3 mois. Ils n'ont pas voulu enregistrer ma plainte Alors j??ai porté plainte auprès de OIPCS qui est un lieutenant de la Police au nom de BRETON Richard qui es chargé des enquêtes en droit privé et il m??a aidé à me faire rembourser avec un indemnité de mon dédommagement,contacter les en cas besoin d'aide quel que soit l??arnaque dont vous êtes victimes , vous pouvez prendre contacte avec le LIEUTENANT BRETON Richard contact sur ce lien : https://scoci4.wordpress.com , TEl : +33644698567 Contact : oipcs.office@gmail.com / signal.oipcs@netc.fr Merci par avance pour votre aide.

Lire
2018-03-29

Désormais, la communauté européenne propose aux personnes "victime d'arnaque sur Internet " un point de contact central : le SCOCI - Service national de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet. Créé sur l'initiative du Département fédéral de justice et police (DFJP) et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), le SCOCI fait partie de l'Office fédéral de la police (fedpol.ch). N??ayez aucune honte ! Le piège qui s??est refermé sur vous était inévitable certainement à cause de vos failles. Il n??y a pas de honte à en avoir. Avec notre service, travaillez cela, travaillez la confiance et l??estime de vous-même et revivez car avec votre collaboration et notre expertise le service transmettra les dossiers 'cybercrime' aux autorités "de poursuite pénale" compétentes en Suisse, France et à l'étranger afin que ces escrocs puissent être mis aux arrêts et répondre de leur forfait devant les juridictions compétentes. E-mails: contact.scoci@europamel.net / contact.scoci@gmail.com Signalez à SCOCI si vous avez déjà été victime d'une arnaque ou d'un abus sur internet et perdu de grosse somme d??argent. Des spécialistes se chargeront de vérifier vos informations et prendront ?? le cas échéant ?? les mesures nécessaires. Suivant le cas, ils vous redirigeront vers les autorités compétentes. Attention: Veuillez laisser votre adresse e-mail personnelle dans le cas ou vous nous contacter par messagerie, SCOCI vous enverra un accusé de réception par courriel. Vous pourrez alors, en réDésormais, la communauté européenne propose aux personnes "victime d'arnaque sur Internet " un point de contact central : le SCOCI - Service national de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet. Créé sur l'initiative du Département fédéral de justice et police (DFJP) et de la Conférence des chefs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), le SCOCI fait partie de l'Office fédéral de la police (fedpol.ch). N??ayez aucune honte ! Le piège qui s??est refermé sur vous était inévitable certainement à cause de vos failles. Il n??y a pas de honte à en avoir. Avec notre service, travaillez cela, travaillez la confiance et l??estime de vous-même et revivez car avec votre collaboration et notre expertise le service transmettra les dossiers 'cybercrime' aux autorités "de poursuite pénale" compétentes en Suisse, France et à l'étranger afin que ces escrocs puissent être mis aux arrêts et répondre de leur forfait devant les juridictions compétentes. E-mails: contact.scoci@europamel.net / contact.scoci@gmail.com Signalez à SCOCI si vous avez déjà été victime d'une arnaque ou d'un abus sur internet et perdu de grosse somme d??argent. Des spécialistes se chargeront de vérifier vos informations et prendront ?? le cas échéant ?? les mesures nécessaires. Suivant le cas, ils vous redirigeront vers les autorités compétentes. Attention: Veuillez laisser votre adresse e-mail personnelle dans le cas ou vous nous contacter par messagerie, SCOCI vous enverra un accusé de réception par courriel. Vous pourrez alors, en répondant à ce courriel, faire parvenir à SCOCI d'éventuels documents (PDF, Word, etc.) présentant le contenu de votre arnaque. pondant à ce courriel, faire parvenir à SCOCI d'éventuels documents (PDF, Word, etc.) présentant le contenu de votre arnaque.

Lire

OPINION